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poesie du renouveau

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April 28

Tout arrive

 

Au corps du cri, la pointe de la corne là surgie

L'abandon régale la vie de courant

Oh! Je me croyais perdu!

Et au moment où tout fut finiTout arrivait enfin

April 06

La vie

 

La vie à parfoit des drôle de surprise

L’amour pe se finir mal pourquoi pourquoi ?

La vie est injuste c’est trop nulle ! »

Jeimerai qu’on vol come un papillon !

‘Jeimerai qe la vie réalse no ve !

 

Cyann

April 04

Avage

 

   Je fais le vœu de me servir de moi-même afin que se révèle ma propre chance. Je me manque et je ne sais sous quelle forme je vais prochainement me reconnaître. Mais l’aveu stupide qui gagne ma raison est sans appel : je m’ennuie et rien ne vient à bout. Je peux m’imaginer que tous ces mots resteront derrière moi comme une raison d’avoir été, que ma filiation me prolongera mais en fait rien n’y fait, je suis déjà oublié avant même d’être mort. Tout bloque. Faut il frapper sur la région de l’herbe qui s’escrime à se tenir entre elle ? Je ne sais ce que je souhaite réellement de moi, et c’est pourtant quelqu’un de déterminé qui parle. J’appelle la flamme qui va me soulever bientôt. Je l’appelle d’aussi fort que je n’en connais pas la forme ni la teneur, car je ne sais plus voir. Dormir peut-être. Il n’y a plus d’heure à attendre. La ville est morne et rien ne bouge, mais pourtant l’herbe pousse. C’est donc que nous freinons notre ivresse.

 

   Je ne sais pas qui elle est, mais je souhaite la connaître. Je n’en connais pas la forme, je n’en connais pas la teneur mais, elle me manque déjà… je n’ai que ces mots simples pour ne pas te dire et sitôt apparue tu m’auras déjà quittée. La seule raison qui me pousserait à vivre encore, c’est de ne plus t’attendre. Jamais m’entends-tu ? Jamais.

 

   J’aimerai que tu t’allonges et me redonne ce que tu as pris. J’en connais la raison et j’en souhaite la forme, mais la teneur me fait peur. Allongée aux pointes du versan, basculer. Sur le sommet, se rendre. Céder à l’effort. Me faut il encore connaître l’ébat avant de sauter ? Où sont les filles printanières ? Elles ont comme nous, déserté la ville. Et le rendez vous s’acharne à la vérité. Oui je suis en avance sur le train. J’ai reçu le pouvoir confié de créer une réalité qui coulera de cette avance. Car la prédiction forme le présent. A tort ou à raison. C’est mon présent. Et je m’y tiens seul de corps. Et cela suffit.

 

   Vous viendrez nombreux questionner la montagne. Et vous serez sans réponse car nos corps ne se touchent pas, ils s’avouent. Ô ma compagne de toujours, je te rends mes armes. Fais que ces mains soient tiennes. Fait que cette croix soit à jamais débarrassée de sa couronne. Que ton épine soit partagée et multipliée, car il n’est nulle raison d’ignorer sa lumière.

 

« Oubli le passé. Tu le portes en toi, ne cherches pas à refaire mon Aimé. N’ai pas honte d’avoir besoin. Assouvi ta honte par le manque je veille sur toi. C’est à toi de reprendre cette partie de toi même, car le vol n’est toléré que par le DONNE. Cela te reviendra par les voies justes, et ce ne seront pas celles que tu connais déjà. Mais tu seras rassasié avant la prochaine épreuve. N’aie pas peur d’ouvrir la bouche pour d’autres nourritures. Quitte ton mors de mère, va toi même à la chasse, tu y feras des rencontres. Elle te connaîtra mieux que toi même. Tu seras comblé, rends grâce. Sois    vigilant mon fils… tu t’es parlé. »
 
 
March 21

ID

 
Les idées c'est comme le vent, ça tourne.
March 06

Bonne nuit

 

La nuit est ventre de mère. L’on y geste.

On en sort pas, c’est elle qui nous accouche.

Laissez la former vos ailes, ou laissez la vous avorter,

Mais de grâce ne prenez pas la nuit pour votre fille...

March 05

Laisse poire

 
Ceux qui espèrent la lumière n'ont pas de conseils à donner, car ils parlent d'un balcon dont ils ne voient pas les fondations
March 03

Le bain et la fortune

   Tu sais les hommes ne sont pas victimes de leurs instincts, seulement les héritiers de la vie. Et  qu’elle est longue et ancienne, cette nuit qui nous habite.

Femme défends toi, mais ne me rejette pas. Prend garde à ton pouvoir car tu ne te l’avoues pas encore, mais la violence aussi en toi se niche, de façon subtile. Tu détiens l’arme du poison, et de l’asphyxie. Et l’homme ne le sait pas encore, mais en étouffant et en rendant les armes que tu lui reproches en se découvrant, il te découvre. Fais en de même !

Que souhaites-tu construire ? Personne n’est libre de soi même…

 

   A l’aube, dans la nuit suivante alors nous nous caressions d’étoiles dans les yeux, nos eaux montaient et peut-être même, le cœur de nos tambours s’accordaient la fin du temps.

Aujourd’hui les veines tranchées, au médicament des mensonges, nous voici subjugués : le rut s’est éteint ma fille, le rut s’est éteint mon fils. Tu es domestique. Et quand tu crois regagner ta liberté souvent, c’est un nouveau mensonge qui te gagne. Et tu le fais tien.

 

   Car l’amour et la mort sont un, ils se donnent l’un à l’autre d’un commun accord, comme le jour et la nuit en tout point si différent et pourtant, c’est la barque du cœur … Quand vous vivrez vos amours de ce fait, il sera déjà trop tard, l’éternité ouvrira sa porte et le regret de la folle ivresse se fera sentir. Car être amoureux en finit toujours, mais le halot de sève lui franchit tout les tissus de la lutte et vient s’abîmer dans la poussée nouvelle. Toujours.

 

   De ce long chant lugubre que tu crois lumière, de cette ténèbre que tu crois ta fin tu couves l’abondance. Il te semble promis tant que l’espoir te mène mais quand celui ci véritablement s’effondre, laisse le cœur s’ouvrir de son battement d’épine, et se dégage la floraison.

 

   Et si s’amène l’extase publique un jour d’alangue tranquille sur la portée soudaine, ne craint pas ta tenue jaillie, ce n’est que la réponse à ta fin, la fin de ton début, la fin de ta fin. Que ce bain vous gagne.

 

 

February 19

Lait noir

 
   Evidemment en libérant le lait noir, c’est le sang même de la mémoire qui s’échappe et qui ne nous soutient plus. Il fait désormais partie du vent et provoque la poussée consciente au prix indéfinissable, car l’homme a toujours préféré payer cher ce qui est déjà. La fumigation pétrolifère pousse à la nuit, et donc à la conscience. Le poison est une substance que le corps ne peut pas encore supporter, mais le poison est plein de richesse. Simplement il détruit tout ce qui est en trop. Le pétrole pollue nos bronches et résonne jusque dans nos cellules, dans la profondeur de nos atomes. C’est un lit noir de mémoire sur mémoire. Comment appelle-t-on un miroir ? Et bien, cher ami, il n’y a pas de fatalité. Juste une désagréable et longue douleur des sens que l’on cherche à éviter comme l’assassin évite son crime.
February 03

Mon vieil amour

   Mon vieil amour tu t’envoles démunie vers l’aventure de ta vie. Si je t’ai chassé c’est pour que tu m’en veuilles, sincèrement enfin que je sois sûr, qu’à jamais tu ne reviendras. Car il faut bien détruire pour que de nouvelles pousses transforment les enfers vécus. Nous nous sommes tués à aimer la foudre impossible de nos aïeux, me voici plus sec et meurtri de l’absence qu’un vieux gâteau qui attend qu’on le trempe sur la table abandonnée. Mon vieil amour nous avons poussé nos morts jusqu'aux premières rides. La haine ce sont les horizons qui se dégagent. Tu as coupé le lien et, malgré l'ordre cosmique il nous reste une mine à renaître. Et l'orage sourit...
January 20

Entrainement

 

L’eau éclairée qui ruisselle sur le chemin

Pour le plus doux des séjours

La vase à mi-temps non loin du galop

Il manque un souffle au centre du sabot

Et sinueux en attendant

Je parcoure ma colonne vertébrale sur le dos du serpent

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